A quoi sert la Coupe du monde FIFA des moins de vingt ans ?

Les exploits de l’équipe de France des moins de vingt ans à la Coupe du monde FIFA suscitent peu d’enthousiasme en France. Pourtant la compétition est un véritable évènement national en Colombie. Pour avoir assisté dans les tribunes de l’estadio El Campin de Bogota aux matchs France-Danemark (3-1) et Colombie-Mali (2-0) le 2 août dernier, j’ai pu vérifier et la passion des Colombiens pour le « futbol » et le fait que le pays entier prenait très au sérieux la compétition.

Il faut dire que le choix de la Colombie est venu  réparer l’affront fait en 1982 au pays de Valderrama et Higuita. a Colombie avait dû alors renoncer à l’organisation de la « grande » Coupe du monde au profit du Mexique. L’amateurisme de certains dirigeants, la violence politique, l’essor des narcotrafiquants mais aussi les préoccupations télévisuelles et marketing de la FIFA avaient contraint le pays à jeter l’éponge.

Paradoxalement, c’est le tournant pris par la FIFA sous cette même ère Havelange (1974-1998) qui a permis à la Colombie de récupérer un tournoi mondial d’envergure réunissant des joueurs qui évoluent déjà, pour certains, dans les plus grands clubs du monde. Certes la FIFA avait favorisé l’organisation d’un premier tournoi junior (17-18 ans) dès 1948 à Londres. Le tournoi annuel que les Bleuets remportent dès 1949 devient le championnat d’Euope junior de l’UEFA à partir de 1955. De fait, les années cinquante voient l’essor des catégories de jeunes, notamment en Angleterre où les deux humiliantes défaites subies de la part des Hongrois en 1953 (3-6) et 1954 (1-7) ont fait sentir la nécessité de se préoccuper de la formation des jeunes joueurs.

Rappelons qu’en France, un concours du jeune footballeur aux lauréats fameux (Jean-Michel Larqué et Serge Chiesa notamment) avait été créé dès 1930 par les journalistes Gabriel Hanot et Marcel Hanot.

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